La nouvelle approche diagnostique de la DE est que « toute dysfonction érectile est d’origine organique, jusqu’à preuve du contraire ».
La preuve du contraire doit être établie comme suit :
1. Après un interrogatoire minutieux à la recherche d’antécédents médicaux, psychologiques et/ou psychiatriques…
2. Un examen clinique complet, avec prise de TA, examen cardiovasculaire à la recherche d’un souffle, trouble du rythme… examen des OGE : testicules en place, taille, test d’élasticité de la verge, mycose des plis…
3. Examen Radiologique de 1ère intention chez les patients diabétiques, cardiaques et/ou hypertendus : « le Pharmaco-Doppler ». C’est un Echo-doppler des artères péniennes (2 artères dorsales et 2 artères caverneuses), sous injection intra-caverneuse de produit vaso-actif à petite doses. Cet examen a un but diagnostique, mais surtout préventif dans le cas où ces artères sont déjà touchées, on prévient le patient que dans 2 à 3 ans, il va faire une cardiopathie ischémique.
Sans injection intra-caverneuse, cet examen est caduc.
4. Un bilan biologique standard, sans être invasif : NFS, glycémie, HBgly, Cholestérol, triglycérides, Prolactine, PSA si + de 50 ans, Testostérone surtout bio-disponible si signes d’appel, bilan thyroïdien éventuellement et la liste n’est pas exhaustive, car la dysfonction érectile est le baromètre de la santé de l’homme et surtout un signal d’alarme des maladies cardiovasculaires.
5. Le traitement de la DE est particulier du fait de la formation du Médecin, sa disponibilité, son écoute et la durée de la prise en charge. Il est aussi bien médicamenteux que psychothérapique.
6. Pour conclure, retenir une notion fondamentale :
« Rétablir l’érection en croyant que vous avez fait l’essentiel est une faute grave ».