MOTIFS DE CONSULTATION TROUBLES SEXUELS

INTRODUCTION

  • Le but de cet exposé c’est de montrer s’il y a une différence entre la consultation de sexologie en France et au Maroc. Est-ce que le sexologue voit le même type de patients et le même trouble sexuel des 2 cotés ? Es que la plainte est exprimée de la même manière ? Pourquoi : La sexologie est une nouvelle science tributaire d’une évolution de certains événements sociopolitiques, économiques et culturels liés à l’évolution des moeurs.
  • Or cette l’évolution n’est pas la même des 2 côtés. Dans notre société, l’interdit social à plus de valeur que l’interdit religieux et/ou la loi. Le mariage représente pour les femmes une échéance inéluctable et le célibat est un échec. Mais, cela n’empêche qu’il y a des mutations de notre société traditionnelle.
  • Cette évolution fait qu’il y a un recul du mariage, lié à des contraintes d’ordre économique (coût de vie élevé, chômage.). En parallèle, il y’a une sexualisation de la relation qui devient précoce, sans initiation, ni éducation. Le rôle du sexologie c’est de prendre en considération toute ces données pour mener à bien son rôle, tout en sachant que la sexologie porte une connotation négative (bien de la part du corps médical, patients, médias.).

SEXOLOGUES ATTENTION !

  • Patients et méthode :Il s’agit d’une étude observationnelle, rétrospective réalisée sur 303 dossiers de patients masculins soufrant de troubles sexuels et qui se sont présentés dans mon cabinet de sexologie situé à Casablanca. Ces dossiers ont été choisis au hasard, par ordre alphabétique entre la période 2009-2010. Les dossiers = un questionnaire détaillé, comportant les données socioprofessionnelles, médicales et psychologiques, relatives à la sexualité des patients.
  •  Critères d’inclusion :Tous patients masculins présentant un trouble sexuel effectif et ayant reçu un traitement psychothérapique et/ou médicamenteux.
  • Critères d’exclusion :Patients présentant un trouble psychosomatique sous forme de : douleurs, picotements. des organes génitaux, sans preuve biologique, radiologique et/ou échographique.Patients présentant des troubles sexuels dans les rapports consécutifs, sans respects des délais préconisés « normaux » (cognitions négatives) et relevant d’une psychothérapie cognitive et comportementale.
  • RESULTATS

* population étudiée :

  • L’âge moyen est de 48 ans ( entre 18 ans et 80 ans). Les plus jeunes consultent pour : problème de taille de la verge et/ou EP ( l’âge moyen est de : 18 – 34 ans).
  • Le niveau socioculturel : néant (11%), primaire (24%), secondaire (31%), universitaire (34%).
  • Le statut matrimonial : célibataire (26.7%), marié (64.3%), divorcé (09%).
  • Le trouble sexuel : DE, DE+EP, EP, IST, EP (1er rapport)+DE (2ème rapport consécutif), stérilité, sentiment de petite verge, maladie de La Peyronie, anéjaculations, autres (DSH, Homosexualité, tr. de genre.).
  • Dysfonction érectile : 45%
  • Dysfonction érectile et éjaculation précoce : 20%
  • Totale de DE : 65%
  • Éjaculation précoce : 14%
  • Infections sexuellement transmissible (IST) : 06%
  • DE (1er rapport) +EP (2ème rapport consécutif) : 05%
  • Stérilité : 04%
  • Sentiment de petite verge : 03%
  • Maladie de La Peyronie : 02%
  • Anéjaculations : 01%
  • Autres : moins de 01%

SEXOLOGUES ATTENTION !

LA DYSFONCTION ÉRECTILE

  • C’est le motif de consultation le plus fréquent est représente 43% de consultations.
  • Elle exprimée : je n’ai plus de désir, j’ai du rhumatisme, je n’ai plus de souffle (cas d’érection prolongée par IIC), je ne suis plus un homme, je suis comme elle.
  • L’âge moyen des patients est 52.1% (extrêmes entre 23 et 80 ans).
  • L’ancienneté de la DE est relativement récente par rapport aux années 90 (5 ans). elle est comprise entre 2 mois chez les jeunes (quand le DE est associée à une NCM), jusqu’à 51 ans ( problème qui date depuis toujours).
  • Le type de DE : elle totale dans 51.83% (7 cas de diabète, 3 cas de néo de la prostate, 6 cas de cardiopathies, 2 cas de maladie de La Peyronie, 1 cas de pulsion homosexuelle.).
  • Elle est sous forme de pannes sexuelles ( détumescence au moment ou après la pénétration) dans 48.17%.
  • l’attitude de l’épouse :
    * Remarques négatives : 33.57%..
    * Pas de remarques négatives : 66.42%. (faux)

Remarques négatives : 33.57%

  • Réprimandes : 40.90%
  • Soupçons sur la fidélité : 18.18% ( shor, diminution du vol. de l’éjaculat).
  • Dévalorisations : 15.90% (vous n’êtes pas un homme virile.).
  • Incitation à la consultation : 15.90%
  • Demande de divorce ou divorce : 06.81%.
  • NCM avec culpabilité de l’épouse : 02.27%.

DYSFONCTION ÉRECTILE ET ÉJACULATION PRÉCOCE

DYSFONCTION ÉRECTILE ET ÉJACULATION PRÉCOCE

Remarques négatives : 33.57%

  • C’est le 2ème motif pour consultation de TSM (20.46%).
  • Pas de remarques : 41.93%
  • Remarques négatives : 58.06%. Mariés : 85.29%, célibataires : 14.05%.
  • Sans remarques négatives : Mariés : 75%, célibat : 25%
  • Réprimandes : 27.77%
  • Frustrations : 11.11%.
  • Incitation à la consultation : 1 cas / 36 cas.
  • Soupçons sur la fidélité : 1 cas ( shor ).
  • Vaginisme : 1 cas.

DYSFONCTION ÉRECTILE ET ÉJACULATION PRÉCOCE

DYSFONCTION ÉRECTILE ET ÉJACULATION PRÉCOCE

  • Elle représente 14.19% de TSM. Remarques négatives 67.44%, contre 32.55% sans remarques (population jeune/à la DE).
    67.44% mariés dont l’âge est compris entre 26 et 55 ans : moyenne 40.04%.
    32.55% célibataire dont l’âge est entre 22 et 40 ans : moyenne de 31.76%.
  • La durée du mariage est comprise entre 1 mois et 30 ans, avec une moyenne de 9.5 ans. Dans le groupe avec remarques négatives : 82.75% sont mariés, contre 17.24% de célibataires (PV 3 cas/5 cas). Frustrations de l’épouse : 13 cas . Conflit conjugal : 6 cas. Sentiment de petite verge : 5 cas ( en tout ) . NCM 2 cas.

CONCLUSION

  • Le trouble le plus représenté est la DE (+ plus de 65%). Tous les âges sont représentés, mais patents, de plus en plus jeunes. L’internet fait son intrusion ( même chez les personnes âgées), sans incidence sur le nombre de consultants. Les femmes (surtout les jeunes) sont de plus en plus revendicatrices.